Mon équilibre précaire de prof de yoga

Avoir un « métier passion », surtout quand ce métier est prof de Yoga, a beaucoup d’avantages de mon point de vue : on travaille dans le plaisir, dans la joie, avec l’envie de partager aux autres cette technique qui nous fait tellement de bien à nous et aux autres… Mais cela n’a pas que des avantages. ⁠ ⁠

Je vous parlais il y a 15 jours d’une réflexion d’un ami musicien qui m’a fait me demander s’il était possible un jour de détester sa passion parce qu’on en avait fait son métier. Et je crois que cela peut arriver, plutôt facilement même. ⁠ ⁠⁠

Le problème quand on fait un métier passion, c’est qu’on n’a pas l’impression de travailler. Alors, c’est génial, mais ça nous amène aussi à être encore à 23h sur notre téléphone en disant à nos proches : « mais non, je ne travaille pas, je cherche des idées pour l’étagère que je veux construire pour ranger les bolsters au studio de Yoga. » Et c’est comme ça qu’on se retrouve à « travailler » 7 jours sur 7 de 9h à minuit, sans vraiment s’en rendre compte. Alors, vous me direz peut-être : mais ce n’est pas grave si tu prends du plaisir et si ça te fait kiffer. Certes. Mais le problème est qu’il n’y a plus de place pour rien d’autre dans notre Vie que notre métier passion et nos 8h de sommeil. Et c’est, en général, quand on prend conscience de ça qu’on commence à regarder notre tapis de Yoga de travers. ⁠ ⁠⁠

Je crois que le plus dur quand on choisit un métier passion et de trouver ce fameux équilibre « vie privée, vie professionnelle ». Bien sûr, cela dépend du caractère de chacun. Personnellement, je fais ce métier depuis plusieurs années maintenant, et je trouve bien plus facile de tenir en équilibre sur un seul pied que de trouver le juste ratio temps de travail sur temps personnel. ⁠
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